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	<title>professionnelle Archives - Média Pitchounes</title>
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	<description>Supporters du sport et de ses valeurs</description>
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	<title>professionnelle Archives - Média Pitchounes</title>
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		<title>Jade Wiel : l&#8217;avenir du cyclisme français</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Aug 2020 14:30:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ancienne spécialiste de cyclo-cross, Jade fut championne de France de la spécialité chez les Juniors. Repérée par le directeur sportif de l’équipe FDJ- Nouvelle-Aquitaine-Futuroscope, Stephen Delcourt, elle intègre l’équipe. À peine sortie des rangs Juniors, pour sa première année en Élites, elle décroche l’an dernier le titre de championne de France, à seulement 19 ans, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ancienne spécialiste de cyclo-cross, Jade fut championne de France de la spécialité chez les Juniors. Repérée par le directeur sportif de l’équipe FDJ- Nouvelle-Aquitaine-Futuroscope, Stephen Delcourt, elle intègre l’équipe. À peine sortie des rangs Juniors, pour sa première année en Élites, elle décroche l’an dernier le titre de championne de France, à seulement 19 ans, et rentre ainsi dans le clan très fermé des jeunes femmes de moins de 20 ans à réaliser cet exploit.</strong></p>
<p><strong>Comment as-tu commencé le vélo ?</strong><br />
Jade WIEL : Quand j’étais petite, j’allais tous les mercredis chez ma nourrice-tata dont le fils (qui a un an de plus que moi) faisait du vélo. Chaque mercredi, je le regardais faire des tours de piste à la Gavotte, puis, quand il y a enfin eu un vélo à ma taille, j’ai essayé et depuis je n’en suis jamais descendue.</p>
<p><strong>Quel a été ton parcours sportif ?</strong><br />
Jade WIEL : Depuis l’âge de 5 ans, je fais du vélo. Vers 8-9 ans je me suis essayée au basket, et je n’étais pas mauvaise, sauf que les entraînements se déroulaient juste après le vélo, alors je me changeais dans la voiture et j’enchaînais vélo-basket. Les compétitions étant le samedi-dimanche, ce fut compliqué en grandissant. J’ai donc dû faire un choix : si je continuais le basket, j’allais être surclassée mais j’ai finalement préféré le vélo. Quand j’étais au collège, je faisais aussi beaucoup de badminton. Je suis très sportive et c’est pour ça que j’adore varier les disciplines. Quand je suis en coupure ou bien quand je rentre dans ma famille, on va souvent courir ou jouer au tennis-badminton ensemble.</p>
<p><strong>Quelles étaient tes idoles dans le cyclisme ?</strong><br />
Jade WIEL : À vrai dire, je ne me rappelle pas vraiment avoir été fan de cyclistes. En revanche, quand je regardais les Jeux Olympiques, j’étais toujours impressionnée par Renaud Lavillenie. Si petit, il allait si haut ; n’étant pas grande, j’essayais de me comparer à lui. Quand j’ai eu les deux pieds dans le monde du cyclisme, j’aimais la façon de courir de Thomas Voeckler. J’aime les personnes qui ne calculent pas, qui donnent tout jusqu’à « mourir » sur le vélo et qui tentent. Aujourd’hui, et après avoir passé une semaine avec lui, je peux dire que Thibaut Pinot est mon exemple.</p>
<p><strong>Que penses-tu de la différence de traitement entre le cyclisme féminin et sa version masculine ?</strong><br />
Jade WIEL : Pour vous donner un exemple concret, en janvier nous étions en Australie. Les garçons logeaient dans un Hilton 5 étoiles tandis que nous étions dans un lycée avec douches et toilettes en dehors de la chambre. Je sais que les organisations font tout ce qu’elles peuvent pour nous mettre dans de bonnes conditions. Je pense que le « problème » vient d’au-dessus. En revanche, je suis tout à fait réaliste sur le fait que j’ai beaucoup de chance d’arriver dans le haut niveau à cette période du cyclisme féminin. On voit, par rapport à avant, que tout évolue.Qui aurait cru que le cyclisme féminin puisse être un véritable métier, comme il l’est pour moi aujourd’hui ?</p>
<p><strong>Cela t’a-t-il freiné à un moment donné de ta carrière ? </strong><br />
Jade WIEL : Quand j’étais petite, je voulais être professeur des écoles. Jusqu’il y a trois ans, je ne pensais jamais à devenir professionnelle. Je ne savais même pas que cela était possible. Aussi, je n’aurais jamais imaginé pouvoir arriver à ce niveau. Puis, quand je suis passée dans les rangs Juniors, j’ai commencé à avoir un bon niveau ,qui m’a permis de rentrer dans l’équipe de France et d’y être leader. Quand la FDJ-Nouvelle Aquitaine-Futuroscope, et précisément Stéphen Delcourt, est rentré en contact avec moi, j’ai commencé à prendre conscience que j’avais mes chances. J’ai alors tout mis en place pour atteindre mon but. Je ne m’inquiétais pas du reste. J’étais surtout rassurée par les paroles de notre manager, en qui j’avais et ai confiance. Il me disait que les choses évoluaient dans le bon sens et que j’allais pouvoir vivre de ma passion.</p>
<p><strong>Quels sont selon toi les moyens d’améliorer la condition médiatique du cyclisme féminin et d’augmenter le nombre de licenciées ?</strong><br />
Jade WIEL  : C’est une question qui ressort beaucoup et pour être honnête, je n’aurai pas la réponse exacte. Je pense que tout ça est une question de sponsor. Ce sont grâce à eux que nous vivons. Le fait de créer des courses féminines en amont de celles des hommes peut motiver les investisseurs et ainsi augmenter les diffusions télévisées. Étant en Licence Éducation Motricité, je donne des cours de sport en école primaire et cela me fait penser que si on faisait découvrir le sport qu’est le cyclisme aux enfants dès leur plus jeune âge, cela pourrait leur donner des envies pour s’inscrire en club.</p>
<p><strong>Penses-tu que les équipes cyclistes masculines devraient se calquer sur le modèle de la FDJ ou encore de la CCC et ouvrir chacune une section féminine ?</strong><br />
Jade WIEL  : Totalement ! C’est certain ! J’espère que dans le futur, chaque équipe masculine aura sa déclinaison au féminin. D’une, pour augmenter le nombre d’équipes et pousser les femmes à croire en leur possibilité de devenir professionnelle ; leur montrer qu’elles peuvent avoir leur place, mais aussi pour que les cyclistes masculins se rendent compte que nous aussi, nous faisons les mêmes sacrifices qu’eux et que nos courses sont tout autant excitantes et passionnantes que les leurs. Cela permettrait aussi d’être sur un pied d’égalité quant aux équipements sportifs et civils et pourquoi pas en terme de rémunération.</p>
<p><strong>Quel est ton statut au sein de l’équipe FDJ-Nouvelle Aquitaine- Futuroscope ? </strong><br />
Jade WIEL : J’ai peut-être faux mais à mes yeux, je pense que je suis encore en apprentissage, dans un rôle de formation. Mais, n’ayant pas beaucoup de patience, et aimant avoir tout tout-de-suite, je ne me fixe aucune limite. J’essaye d’apprendre de chaque course et de mettre de côté les erreurs que je commets pour en ressortir plus mature chaque dimanche. Pour gagner une course, il faut soit être au-dessus du lot et terminer en solitaire (ce qui correspond à, je pense 20% des victoires) ou avoir une bonne pointe de vitesse pour régler un sprint massif ou un sprint en petit comité. Pour ma part, j’ai une petite pointe de vitesse, qui peut me permettre de faire une bonne place en cas d’arrivée en petit comité. Ainsi, lors de course de niveau moindre, comme des classes 2, j’ai déjà eu le rôle de leader. C’est quelque chose qui m’a permis de prendre confiance en moi et qui me pousse à me surpasser à chaque entraînement.</p>
<p><strong>Vis-tu uniquement de ton sport ? </strong><br />
Jade WIEL : À ce jour, ayant 19 ans et vivant encore grâce au soutien de mes parents, je pourrais vivre uniquement du vélo. En revanche, j’ai tout de même besoin de garder un pied dans le monde du travail. C’est pour cela que je suis encore étudiante. J’aimerais valider ma L3 cette année pour me consacrer uniquement au vélo l’année prochaine. Car oui, dans quelques années et avec les nouvelles réglementations salariales, je pourrai me projeter sur mon avenir de cycliste professionnelle et être totalement indépendante.</p>
<p><strong>Retrouvez le projet le Tour au pied des tours et le magazine 2020 « Au Tour des femmes » des Pitchounes en intégralité sur : </strong><a href="https://www.media-pitchounes.fr/le-tour-au-pied-des-tours/">Cliquez ici </a></p>
<p>OU DIRECTEMENT <a href="https://issuu.com/media.pitchounes/docs/o_sportcitoyen_2020_vf_16072020">ICI</a> POUR LE MAGAZINE !</p>
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		<title>Félicia Ballanger, la plus titrée du XXème siècle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2020 10:01:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec son prénom inspiré du nom d’un ancien champion cycliste -l’italien Felice Gimondi- Felicia Ballanger était prédestinée à être cycliste. De son premier titre de championne du monde, en 1995, aux Jeux Olympiques, en 2000, Félicia Ballanger resta pendant 5 années invaincue, devenant ainsi la française la plus titrée du siècle. À trois reprises, elle [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avec son prénom inspiré du nom d’un ancien champion cycliste -l’italien Felice Gimondi- Felicia Ballanger était prédestinée à être cycliste.</strong><br />
<strong>De son premier titre de championne du monde, en 1995, aux Jeux Olympiques, en 2000, Félicia Ballanger resta pendant 5 années invaincue, devenant ainsi la française la plus titrée du siècle.</strong><br />
<strong>À trois reprises, elle décrochera l’or olympique, sans compter qu’elle fut dix fois championne du monde pendant ce quinquennat.  En 1999, elle devint la première femme à signer un contrat avec un groupe sportif professionnel, en l’occurrence l’équipe Jean Delatour.</strong></p>
<p><strong>Comment en êtes-vous venue à la pratique du cyclisme ? Et quelles étaient vos ambitions au départ ?</strong><br />
Félicia BALLANGER : Déjà, j’allais à l’école à vélo depuis l’âge de 9 ans car j’habitais hors de la ville. Il me fallait prendre le car que je ne supportais pas. Je préférais donc y aller à vélo. Vers l’âge de 12 ans, je pratiquais différents sports, particulièrement le Handball puis j’ai eu l’occasion de me joindre à des sorties de club de vélo et un éducateur a remarqué que je me débrouillais pas mal&#8230;<br />
Mes ambitions ont toujours été très claires dans ma tête : être la meilleure dans la discipline que je choisirais.</p>
<p><strong>Qu’a apporté votre premier titre olympique dans le monde du cyclisme féminin et dans le cyclisme en général ?<br />
</strong>Félicia BALLANGER : Je crois qu’un titre olympique, qu’il soit féminin ou masculin, apporte toujours à la discipline concernée. Il a apporté de la lumière sur le cyclisme sur piste. Même si cette discipline était très régulièrement en lumière lors des championnats du monde et des JO, car elle est pourvoyeuse de médailles depuis bien longtemps.</p>
<p><strong>Vous avez remporté trois titres de championne olympique et dix titres de championne du monde. Quels étaient vos points forts vis à vis de vos concurrentes afin de réaliser cet exploit, encore jamais battu à ce jour?</strong><br />
Félicia BALLANGER : Un de mes points forts, au niveau physique, était ma force explosive un peu hors norme et puis une détermination à atteindre mes objectifs très ambitieux. L’envie de gagner semblait plus m’habiter que certaines de mes concurrentes, parfois. Je souffrais de perdre.</p>
<p><strong>Viviez-vous de votre sport à cette époque ?</strong><br />
Félicia BALLANGER : Oui, j’ai eu la chance de vivre bien de ma pratique. J’étais certainement une des rares cyclistes sur piste à l’époque. J’étais bien entourée, par une équipe qui faisait en sorte que je sois dans les meilleures conditions de réussites sportives et par des partenaires fidèles, qui m’ont accompagnée bien souvent tout au long de ma carrière (club, Conseil général, partenaires privés et équipe professionnelle). J’en vivais correctement mais bien évidemment tout est relatif comparé à d’autres sports ou d’autres disciplines. Disons que cela m’a permis de démarrer dans la vie « normale » de manière très correcte ; beaucoup mieux que le milieu d’où je sortais ne me l’aurait offert.</p>
<p><strong>Pourquoi avoir choisi de continuer à travailler dans le monde du sport et notamment dans la lutte anti-dopage?</strong><br />
Félicia BALLANGER : Je ne savais pas ce que je voulais faire après ma carrière, je savais juste que je ne voulais pas entraîner. J’ai donc continué mes études tranquillement pendant ma carrière et puis le besoin de découvrir le monde du travail s’est fait sentir. J’ai fait un stage dans mon domaine d’études, et là je me suis aperçue que le milieu sportif c’était quand même un milieu auquel j’étais attachée. Du coup, grâce aux conseils précieux de mon préparateur psychologique, je me suis lancée dans la préparation du Professorat de Sport que j’ai obtenu en 2000.<br />
J’ai fait le choix d’être plutôt dans la voie administrative et naturellement on m’a confié les missions de suivi du sport de haut niveau et de la lutte antidopage. Ces deux missions me tiennent à cœur bien évidemment car j’aime la performance sportive mais propre. C’est très intéressant d’avoir une action sur des sportifs qui seront amenés à performer de la bonne manière, c’est contribuer à valoriser la beauté du sport.</p>
<p><strong>À quels obstacles avez-vous été confrontée du fait de votre statut de femme ?</strong><br />
Félicia BALLANGER : Sincèrement je trouve que, sur la piste, à contrario de la route, nous avons toujours été considérées comme les garçons et je n’ai pas souffert de cela.<br />
Certainement le fait que nos épreuves sont combinées à celles des hommes et que nous n’étions jamais isolées. Nous avons profité du même traitement médiatique et des mêmes conditions d’entraînements.</p>
<p><strong>Où en est le cyclisme féminin à l’heure actuelle ? </strong><br />
Félicia BALLANGER : Je trouve que les choses ont bien évoluées, sur la Route notamment, et c’est très bien. Les mentalités ont évolué par rapport au sport féminin en général. Je crois vraiment que l’on est sur la bonne voie et je pense qu’il faut faire que le cyclisme masculin et le féminin évoluent ensemble, même si ça n’est pas toujours évident.</p>
<p><strong>Retrouvez le projet le Tour au pied des tours et le magazine 2020 « Au Tour des femmes » des Pitchounes en intégralité sur : </strong><a href="https://www.media-pitchounes.fr/le-tour-au-pied-des-tours/">Cliquez ici </a></p>
<p>OU DIRECTEMENT <a href="https://issuu.com/media.pitchounes/docs/o_sportcitoyen_2020_vf_16072020">ICI</a></p>
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