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	<title>championne Archives - Média Pitchounes</title>
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	<title>championne Archives - Média Pitchounes</title>
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		<title>Fatima Zahra El Hayani, la belle histoire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2020 08:00:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le Tour au pied des Tours]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous sommes fier.e.s de vous présenter Fatima notre nouvelle marraine de la section sportive Bagat&#8217;elles Bike, professionnelle chez Arkéa Pro Cycling Team ! Issue d’une famille très modeste, mais prête à tout pour assouvir sa passion qu’est le vélo, Fatima doit arrêter l’école après ses années de collège du fait du coût des études supérieures [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Nous sommes fier.e.s de vous présenter Fatima notre nouvelle marraine de la section sportive Bagat&rsquo;elles Bike, professionnelle chez Arkéa Pro Cycling Team !</strong></p>
<p>Issue d’une famille très modeste, mais prête à tout pour assouvir sa passion qu’est le vélo, Fatima doit arrêter l’école après ses années de collège du fait du coût des études supérieures au Maroc. Elle est déboussolée, elle se perd en effectuant des petits boulots, dort même parfois dehors et ne mange pas toujours à sa faim. Le vélo est son exutoire, sous les couleurs de son pays, elle remporte neuf médailles, devient la meilleure cycliste africaine, sur piste et sur route. Mais elle ne voit jamais la couleur des primes de victoires. Dégoûtée par l’absence de reconnaissance des instances fédérales vis-à-vis des femmes, elle décide même d’arrêter le cyclisme. Mais une rencontre va changer sa vie !</p>
<p><strong>Peux-tu nous raconter ton histoire ?</strong><br />
Fatima Zahra El Hayani : À 15 ans, j’habitais à 20km de l’école et c’était compliqué de m’y rendre, certains jours, j&rsquo;y allais en taxi ou à pied. Mon père m’avait promis de m’offrir un vélo si je travaillais bien à l’école. À la fin de l’année, quand j’ai eu mes résultats et mon certificat d’études, mon père m’a offert un joli vélo mais assez banal, un simple deux-roues. J’étais très contente et j&rsquo;ai commencé à aller à l&rsquo;école à vélo. Un jour, en rentrant chez moi, mon vélo a crevé. Je suis rentrée dans une boutique pour demander de l’aide pour réparer mon vélo. Le commerçant a refusé, car il était trop occupé avec ses clients. J’ai fini par me débrouiller. Il a vu que j’avais réussi à réparer mon vélo et m&rsquo;a félicitée. C&rsquo;est durant cet échange que j&rsquo;ai appris qu&rsquo;il était le fils du président du club de vélo de Sidi Slimane (une ville du Maroc). Il a aussi remarqué que j’étais à l’aise sur le vélo et que j’avais une bonne condition physique. Il m’a proposé si j’étais partante pour intégrer le club, j&rsquo;ai accepté et signé ma première licence. Lorsque j’ai signé il y avait déjà deux autres filles.</p>
<p><strong>Quelle a été ta réaction en apprenant que tu étais la première cycliste marocaine professionnelle ?</strong><br />
Fatima Zahra El Hayani : J’étais très fière pour mon pays mais surtout pour les femmes marocaines ainsi que celles du Maghreb en général. Plusieurs femmes m’ont écrit et m’ont appelée pour me féliciter et me dire qu’elles étaient très contentes que je les représente.</p>
<p><strong>C’est important pour toi de ne pas oublier d’où tu viens et les étapes que tu as traversées pour en arriver là ?</strong><br />
Fatima Zahra El Hayani : Je n’oublie pas que je suis vraiment passée par des étapes difficiles, mais il ne faut jamais abandonner et baisser les bras. Il faut toujours persister et aller au bout ! Même s’il y a certains jours où tu n’y parviens pas, il faut te dire que demain tu y parviendras. La clef de la réussite est le travail, il faut laisser faire les choses, mais rester droite et sérieuse.</p>
<p><strong>Comment a réagi ton entourage en voyant que tu voulais te consacrer au cyclisme ?</strong><br />
Fatima Zahra El Hayani : Dans ma famille, personne n’est sportif. Je suis la seule à faire du vélo et du sport. Je leur ai expliqué ma vocation, ils ont tous été très contents pour moi et m’ont encouragée. Mes amis aussi m’ont félicitée et m’ont poussée à continuer. Ils sont tous très fiers de moi.</p>
<p><strong>Comment t’es-tu retrouvée du Maroc en Bretagne ?</strong><br />
Fatima Zahra El Hayani  : Yann Dejan est vraiment comme un papa pour moi, c’est lui qui m’a accueilli et accompagné durant toute la période où je suis arrivée en France et avant de passer professionnelle. Je l’ai rencontré quand je me suis sélectionnée pour la Coupe d’Afrique sur piste, il était directeur technique, ce jour-là était la première fois où il me voyait courir, on a discuté et il a vu du potentiel en moi et m’a donné une chance. C’est en partie Fatima grâce à lui que je suis la première femme marocaine à être passée professionnelle. C’est Yann qui a fait Fatima.</p>
<p><strong>As-tu ressenti une pression particulière à ton arrivée dans l’équipe Arkéa et comment s’est passée ton intégration ?</strong><br />
Fatima Zahra El Hayani : Je n’avais pas vraiment de stress car ça faisait déjà deux ans que j’étais en France et avant de signer chez Arkéa, j’étais déjà dans une équipe cycliste à Vannes. Mon intégration dans l’équipe s’est très bien passée, je n&rsquo;étais pas vraiment stressée, mais plutôt à l’aise.</p>
<p><strong>Quels sont tes objectifs dans les années à venir avec ton équipe ?</strong><br />
Fatima Zahra El Hayani : Je serai sur la Vuelta en Espagne et les classiques en Belgique. Pour le reste, on ne sait pas encore car on avait prévu une cinquantaine de courses cette saison, mais avec le confinement tout a été mis à l’arrêt. J’essaye quand même de garder une bonne condition physique en continuant de m’entrainer à la maison pour ne pas perdre le rythme. Après le confinement, je retournerai en Bretagne pour continuer à travailler sur les routes et on fixera de nouveaux objectifs avec toute l’équipe.</p>
<p><strong>Qu’as-tu envie de dire aux femmes marocaines, mais aussi aux femmes de manière générale, qui rêvent de faire comme toi ?</strong><br />
Fatima Zahra El Hayani : Je leur dirais qu’il ne faut jamais baisser les bras, qu’il faut être courageuse. Une fois que tu es sérieuse et que tu travailles, tu y arrives. Même si tu n’y arrives pas au début, viendra le jour où tu auras ce que tu convoites. Mais ne perd jamais espoir.</p>
<p><strong>Comment est perçu le cyclisme féminin au Maroc ?</strong><br />
Fatima Zahra El Hayani : Le cyclisme au Maroc, surtout pour les femmes, c’est très compliqué. J’ai déposé un petit projet à la fédération pour que les filles qui veulent faire du vélo et qui ont besoin d’aide soient accompagnées. Mais ce n’est pas facile car les gens ici n’ont pas l’habitude de voir des femmes à vélo sur la route. La plupart des hommes trouvent ça bien que les femmes fassent du sport mais d’autres ont encore l’image de la femme à la maison, ce que je ne trouve pas normal. J’ai passé deux ans en Europe et ça n’a rien à voir avec le Maroc, j’espère qu’avec le temps les avis changeront et évolueront.</p>
<p><strong>Tu préfères la piste ou la route pour faire du vélo?</strong><br />
Fatima Zahra El Hayani : J&rsquo;ai toujours été plus forte sur la piste en remportant plusieurs médailles dans les championnats d&rsquo;Afrique même si j&rsquo;aime aussi la route. Mais maintenant je ne fais plus de piste parce qu&rsquo;avec l&rsquo;équipe Arkéa, je suis essentiellement sur la route. C&rsquo;est par la route que j&rsquo;ai signé un contrat avec cette équipe. Avant, je réussissais mieux la piste que la route, mais maintenant, avec l&rsquo;habitude, je suis mieux sur la route que la piste.</p>
<p><strong>Retrouvez le projet le Tour au pied des tours et le magazine 2020 « Au Tour des femmes » des Pitchounes en intégralité sur : </strong><a href="https://www.media-pitchounes.fr/le-tour-au-pied-des-tours/">Cliquez ici </a></p>
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		<title>Jeannie Longo, le palmarès le plus riche du sport féminin français</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Jul 2020 12:00:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Couronnée d&#8217;or Olympique en 1996, reine des podiums avec 13 titres mondiaux et 59 titres nationaux. Jeannie Longo présente le palmarès le plus riche du sport féminin français.                                               Avec 40ans de carrière [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Couronnée d&rsquo;or Olympique en 1996, reine des podiums avec 13 titres mondiaux et 59 titres nationaux. Jeannie Longo présente le palmarès le plus riche du sport féminin français.                                               Avec 40ans de carrière elle était dotée d&rsquo;une longévité exceptionnelle.</strong><br />
<strong>(Interview réalisée le 1er février)</strong></p>
<h3><strong>Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire du vélo?</strong></h3>
<p><strong>Jeannie LONGO :</strong> En fait, j’habite une région de montagne , les Alpes, et quand j’étais jeune, je vivais dans une station de ski ; donc , je voulais être championne de ski ! Je faisais du vélo pour m’entrainer pour le ski et aussi pour profiter des beaux paysages, l’été … Puis, j’ai participé à des petites courses de vélo locales où je faisais de bons résultats. Ce n’est qu’à mon époque estudiantine , alors que j’étais en équipe de France universitaire de ski alpin, que j’ai pris une licence de vélo et que je m ’y suis mise plus sérieusement . Mon fiancé, qui est devenu mon époux , m ’avait encouragé dans ce sens ; c’est lui qui m’a entrainée et conseillée.</p>
<h3><strong>Avez-vous une anecdote à nous raconter de vos premiers pas à vélo ?</strong></h3>
<p>JL : Ma mère me racontait qu’elle m’observait du balcon de la maison alors que j’essayais de monter sur un petit vélo jaune, je n’y arrivais pas, je tombais, je donnais des coups de pieds dans le vélo, puis je recommençais, jusqu’à ce que j’y sois arrivée toute seule !!</p>
<h3><strong>Vous avez été la toute première française à décrocher une mé- daille olympique en cyclisme féminin, qu&rsquo;avez-vous ressenti à ce moment-là ?</strong></h3>
<p>JL : J’ai ressenti une immense joie, car c’était ma quatrième participation et que je n’avais pas réussi à gagner la médaille d’or jusque- là. Et bien sûr, de la fierté aussi, d’avoir remporté ce titre pour mon pays. Un titre olympique, c’est comme une vague de bonheur qui s’étend sur la famille, les amis, les supporters… Cela fait plaisir de faire plaisir !</p>
<h3><strong>Quelle est la course qui vous a le plus marqué ?</strong></h3>
<p>JL : Peut-être le Tour de France, une course de trois semaines, où il y a du monde, des milliers de spectateurs, tout au long des étapes&#8230;</p>
<h3><strong>De quelle victoire êtes-vous la plus fière ?</strong></h3>
<p>JL : Sans hésiter le titre olympique et aussi le Tour de France (elle l&rsquo;a gagné en 1987, 1988 et 1989).</p>
<h3><strong>Quel est votre plus gros regret si vous devez en avoir un ?</strong></h3>
<p>JL : D’être restée en France ; là où on démolit l’image de l’athlète, si il ne marche pas sur le même chemin que les autres !</p>
<h3><strong>Avez-vous subi des remarques par rapport au cyclisme féminin ? Et comment les avez-vous surmontées ?</strong></h3>
<p>JL : J’ai eu à subir de nombreuses réactions machistes, mais essentiellement venant du milieu cycliste et des journalistes. L’erreur d’une femme est rarement excusée. La femme doit exceller dans ce qu’elle entreprend. Par exemple, lorsqu’il y avait des chutes dans le peloton féminin, on disait qu’elles étaient « maladroites ». Quand cela arrive chez les hommes, c’est normal : cela va vite, il y a eu un écart… Souvent aussi, la performance féminine est sous-évaluée et peu reconnue : un titre obtenu par un homme est toujours plus valorisé et respecté, surtout dans le cyclisme.</p>
<h3><strong>Pensez-vous que l’image du cyclisme féminin a évolué depuis ces années ?</strong></h3>
<p>JL :<em> (Hésitante)</em> Oui et non ! J’avais fait beaucoup évoluer les mentalités et les règlements pour les femmes, les équipements également. Je m’étais bien battue contre les institutions ! Nous avions connu, dans les années 80, une augmentation significative des épreuves, et le Tour de France féminin nous avait fait exploser et grandir dans la perception qu’avait le public du cyclisme féminin. Les sponsors m’avaient emboité le pas et j’avais pu monter la première équipe de marque. Les filles avaient alors de gros moyens techniques et finan- ciers mais&#8230; J’ai l’impression que les choses stagnent et baissent même, moins de courses, moins de moyens donnés aux jeunes-femmes.</p>
<h3><strong>Que pensez-vous du cyclisme féminin d’aujourd’hui?</strong></h3>
<p>JL : Le niveau est très bon ; peut-être moins de « grimpeuses » qu’auparavant. Pour avoir discuté avec certaines, membres d’équipes sponsorisées, je m’aperçois que les finances sont maigres et qu’elles n’ont presque rien pour vivre ; elles sont donc obligées d’avoir un travail en parallèle de leur activité sportive, ce qui prouve que ça n’évolue pas dans le bon sens !</p>
<h3><strong>Quels conseils pouvez-vous donner à des jeunes filles qui voudraient se lancer dans le cyclisme?</strong></h3>
<p>JL : Continuer à pratiquer plusieurs sports, pour façonner son corps et le renforcer. Commencer par des sorties avec des cyclos adultes qui connaissent des circuits et peuvent donner quelques conseils. Pour une envie de compétition, essayer de trouver un club où il y a déjà plusieurs jeunes femmes, afin de se regrouper pour les déplacements vers les compétitions, et éventuellement pour les entrainements. C’est mieux pour la motivation. Sinon, il faut de la persévérance et du courage ; le vélo n’est pas un sport facile ! (de toute façon, pratiqué à haut-niveau, aucun sport n’est facile !). Et faire fonctionner sa tête autant que les jambes !!</p>
<h3><strong>Selon vous, qu’est-ce qui pourrait être amélioré dans le cyclisme féminin?</strong></h3>
<p>JL : Au niveau des clubs, souvent, tout est fait pour les jeunes garçons (entraineur, matériel, déplacements vers les courses, stages…) et pratiquement rien pour la seule fille ou les quelques filles qui se débrouillent avec l’assistance de leurs parents (qui ne sont pas toujours compétents dans le vélo).</p>
<h3><strong>Pensez-vous qu’un jour le cyclisme féminin pourrait atteindre médiatiquement le cyclisme masculin ?</strong></h3>
<p>JL : Aujourd’hui, samedi 1er février, est le jour du sport féminin dans les médias !! À écouter les témoignages des athlètes féminines, qui n’ont pas assez de considération ni de moyens donnés par leurs fédérations, le chemin est encore long pour que le sport parvienne à la parité !! Les retransmissions ne sont pas assez équitables et les fédérations (clubs, régions&#8230;) ne mettent pas assez de moyens pour les femmes…</p>
<p><strong>Merci Jeannie Longo !! </strong></p>
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		<title>Josiane Bost, championne du monde en 1977</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2020 22:00:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Début des années 70, Josiane Bost collectionne les places d’honneur dans les championnats de France, sur la route comme sur la piste. Sa principale rivale durant sa carrière est Geneviève Gambillon qui domine le cyclisme mondial. En 1977, elle monte enfin sur la plus haute marche du podium en devenant championne de France de poursuite [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Début des années 70, Josiane Bost collectionne les places d’honneur dans les championnats de France, sur la route comme sur la piste. Sa principale rivale durant sa carrière est Geneviève Gambillon qui domine le cyclisme mondial.<br />
En 1977, elle monte enfin sur la plus haute marche du podium en devenant championne de France de poursuite individuelle.<br />
Elle crée aussi la surprise à San Cristobal, au Venezuela en devenant championne du monde sur route, devant celle qui deviendra, quelques années plus tard, la première championne olympique sur route Connie Carpenter. Elle terminera sa carrière avec à son palmarès cinq cents victoires sur route, sur piste, en cyclo-cross et l’une des pionnières en VTT.</p>
<p><strong>Pourquoi avez-vous choisi de faire du cyclisme ?</strong><br />
Josiane Bost : Je suis issue d’une grande famille de passionnés. Mon père, mon oncle et mon frère ont couru à vélo et toute la famille se positionnait derrière eux. Tout naturellement, j&rsquo;ai eu envie de les imiter.</p>
<p><strong>Quel était le moment le plus remarquable de votre carrière ?  </strong>                                                                        C&rsquo;est le dernier Tour auquel j’ai participé et l&rsquo;arrivée de mon championnat du monde victorieux à San Cristobal, au Venezuela, en 1977. Et puis, ensuite la Marseillaise et la remise du maillot.</p>
<p><strong>Que regrettez-vous le plus dans votre carrière ? </strong><br />
Comme beaucoup d’athlètes féminines, que le cyclisme féminin ne bénéficie pas d&rsquo;aides financières et matérielles estimées à sa juste valeur.</p>
<p><strong>Qu’est-ce que vous avez ressenti quand vous vous êtes fait devancer 3 fois par la même personne au championnat de France sur route ?</strong><br />
De la frustration et une réelle déception. Quand on s’aligne sur une course, c’est pour la gagner ! Mais Géneviève Gambillon était vraiment au dessus de nous toutes. Mais j’ai eu ma revanche.</p>
<p><strong>Quelle a été votre idole avant et pendant votre carrière ?</strong><br />
Eddy Merckx ! Le plus grand parmi les plus grands. Une classe extraordinaire.</p>
<p><strong>Est-ce que vous trouvez que le cyclisme féminin a évolué depuis les années 1970 ?</strong><br />
Oui, et heureusement d’ailleurs. Une grande évolution du matériel, ainsi qu&rsquo;un calendrier plus étoffé en épreuves de prestige et une plus grande féminité des compétitrices.</p>
<p><strong>Quel est votre avis sur l’arrêt du Tour de France féminin et y avez- vous participé?</strong><br />
Il est vraiment dommage par contre de constater la disparition du Tour féminin, C’est le grand débat actuel.</p>
<p><strong>Pour vous y a-t-il encore de la discrimination entre le cyclisme féminin et masculin ?</strong><br />
Certes il y’a quelques progrès pour la reconnaissance du sport féminin en général. Pour le cyclisme, nous sommes encore face à une méconnaissance du public, qui ne juge pas nos efforts à leur juste valeur. Il serait peut-être bon d&rsquo;associer plus étroitement les organisations hommes/femmes.</p>
<p><strong>Quel conseil donneriez-vous aux jeunes filles qui voudraient faire du cyclisme ?</strong><br />
Le cyclisme est un sport exigeant qui nécessite sérieux et application comme un investissement continuel. Il s&rsquo;agit de posséder un moral bien trempé. Or, si de bons résultats se trouvent obtenus, le jeu en vaut bien la chandelle.</p>
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		<title>Félicia Ballanger, la plus titrée du XXème siècle</title>
		<link>https://www.media-pitchounes.fr/felicia-ballanger/</link>
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		<pubDate>Tue, 21 Jul 2020 10:01:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec son prénom inspiré du nom d’un ancien champion cycliste -l’italien Felice Gimondi- Felicia Ballanger était prédestinée à être cycliste. De son premier titre de championne du monde, en 1995, aux Jeux Olympiques, en 2000, Félicia Ballanger resta pendant 5 années invaincue, devenant ainsi la française la plus titrée du siècle. À trois reprises, elle [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avec son prénom inspiré du nom d’un ancien champion cycliste -l’italien Felice Gimondi- Felicia Ballanger était prédestinée à être cycliste.</strong><br />
<strong>De son premier titre de championne du monde, en 1995, aux Jeux Olympiques, en 2000, Félicia Ballanger resta pendant 5 années invaincue, devenant ainsi la française la plus titrée du siècle.</strong><br />
<strong>À trois reprises, elle décrochera l’or olympique, sans compter qu’elle fut dix fois championne du monde pendant ce quinquennat.  En 1999, elle devint la première femme à signer un contrat avec un groupe sportif professionnel, en l’occurrence l’équipe Jean Delatour.</strong></p>
<p><strong>Comment en êtes-vous venue à la pratique du cyclisme ? Et quelles étaient vos ambitions au départ ?</strong><br />
Félicia BALLANGER : Déjà, j’allais à l’école à vélo depuis l’âge de 9 ans car j’habitais hors de la ville. Il me fallait prendre le car que je ne supportais pas. Je préférais donc y aller à vélo. Vers l’âge de 12 ans, je pratiquais différents sports, particulièrement le Handball puis j’ai eu l’occasion de me joindre à des sorties de club de vélo et un éducateur a remarqué que je me débrouillais pas mal&#8230;<br />
Mes ambitions ont toujours été très claires dans ma tête : être la meilleure dans la discipline que je choisirais.</p>
<p><strong>Qu’a apporté votre premier titre olympique dans le monde du cyclisme féminin et dans le cyclisme en général ?<br />
</strong>Félicia BALLANGER : Je crois qu’un titre olympique, qu’il soit féminin ou masculin, apporte toujours à la discipline concernée. Il a apporté de la lumière sur le cyclisme sur piste. Même si cette discipline était très régulièrement en lumière lors des championnats du monde et des JO, car elle est pourvoyeuse de médailles depuis bien longtemps.</p>
<p><strong>Vous avez remporté trois titres de championne olympique et dix titres de championne du monde. Quels étaient vos points forts vis à vis de vos concurrentes afin de réaliser cet exploit, encore jamais battu à ce jour?</strong><br />
Félicia BALLANGER : Un de mes points forts, au niveau physique, était ma force explosive un peu hors norme et puis une détermination à atteindre mes objectifs très ambitieux. L’envie de gagner semblait plus m’habiter que certaines de mes concurrentes, parfois. Je souffrais de perdre.</p>
<p><strong>Viviez-vous de votre sport à cette époque ?</strong><br />
Félicia BALLANGER : Oui, j’ai eu la chance de vivre bien de ma pratique. J’étais certainement une des rares cyclistes sur piste à l’époque. J’étais bien entourée, par une équipe qui faisait en sorte que je sois dans les meilleures conditions de réussites sportives et par des partenaires fidèles, qui m’ont accompagnée bien souvent tout au long de ma carrière (club, Conseil général, partenaires privés et équipe professionnelle). J’en vivais correctement mais bien évidemment tout est relatif comparé à d’autres sports ou d’autres disciplines. Disons que cela m’a permis de démarrer dans la vie « normale » de manière très correcte ; beaucoup mieux que le milieu d’où je sortais ne me l’aurait offert.</p>
<p><strong>Pourquoi avoir choisi de continuer à travailler dans le monde du sport et notamment dans la lutte anti-dopage?</strong><br />
Félicia BALLANGER : Je ne savais pas ce que je voulais faire après ma carrière, je savais juste que je ne voulais pas entraîner. J’ai donc continué mes études tranquillement pendant ma carrière et puis le besoin de découvrir le monde du travail s’est fait sentir. J’ai fait un stage dans mon domaine d’études, et là je me suis aperçue que le milieu sportif c’était quand même un milieu auquel j’étais attachée. Du coup, grâce aux conseils précieux de mon préparateur psychologique, je me suis lancée dans la préparation du Professorat de Sport que j’ai obtenu en 2000.<br />
J’ai fait le choix d’être plutôt dans la voie administrative et naturellement on m’a confié les missions de suivi du sport de haut niveau et de la lutte antidopage. Ces deux missions me tiennent à cœur bien évidemment car j’aime la performance sportive mais propre. C’est très intéressant d’avoir une action sur des sportifs qui seront amenés à performer de la bonne manière, c’est contribuer à valoriser la beauté du sport.</p>
<p><strong>À quels obstacles avez-vous été confrontée du fait de votre statut de femme ?</strong><br />
Félicia BALLANGER : Sincèrement je trouve que, sur la piste, à contrario de la route, nous avons toujours été considérées comme les garçons et je n’ai pas souffert de cela.<br />
Certainement le fait que nos épreuves sont combinées à celles des hommes et que nous n’étions jamais isolées. Nous avons profité du même traitement médiatique et des mêmes conditions d’entraînements.</p>
<p><strong>Où en est le cyclisme féminin à l’heure actuelle ? </strong><br />
Félicia BALLANGER : Je trouve que les choses ont bien évoluées, sur la Route notamment, et c’est très bien. Les mentalités ont évolué par rapport au sport féminin en général. Je crois vraiment que l’on est sur la bonne voie et je pense qu’il faut faire que le cyclisme masculin et le féminin évoluent ensemble, même si ça n’est pas toujours évident.</p>
<p><strong>Retrouvez le projet le Tour au pied des tours et le magazine 2020 « Au Tour des femmes » des Pitchounes en intégralité sur : </strong><a href="https://www.media-pitchounes.fr/le-tour-au-pied-des-tours/">Cliquez ici </a></p>
<p>OU DIRECTEMENT <a href="https://issuu.com/media.pitchounes/docs/o_sportcitoyen_2020_vf_16072020">ICI</a></p>
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